Escapade
Je persiste, je feuillette ces maudits carnets. Une page au hasard… quelques mots sur un livre que je venais de finir. “Thérapie de D. Lodge - Agréable roman disséquant le mal du siècle - la dépression. Eloge de Kierkegaard!”. Je me revois lire ce livre, amusée de l’ironie de l’auteur sur cette quête de la thérapie ultime par un malade imaginaire des temps modernes.
Un coup d’œil dans ma bibliothèque me confirme que j’ai bel et bien lu ce bouquin. Sa couverture porte la marque de l’usage nonchalant que je peux faire des poches… La lecture du quatrième de couverture exhume un peu plus ce souvenir de lecture. Le roman relate sous la forme d’un journal les affres d’un scénariste quelque peu connu, obnubilé par sa création, désagréablement prisonnier de sa routine, nombriliste, lorsque sa santé, son travail puis pour finir son mariage sont remis en question.
Il trouve, après avoir essayé plusieurs formes de thérapie, dans la vie et l’oeuvre du philosophe danois Kierkegaard un fascinant miroir de ses propres démons ! Austère ! Il note soigneusement au fil des pages ses angoisses, ses obsessions, ses maux, sa rédemption. Nous l’accompagnons doucement mais sûrement dans sa traversée du désert.