Archive for the 'Déserts' Category

Angoisse
03.05.2008

L. est mon autre moi, L. s’étoffe, se dote d’une vie parallèle qui croise et recroise la mienne au hasard des pages. … Furtivement j’aperçoit dans ses mains un livre lu et partagé – la Double Vie de Tim Parks – mais finalement je me perds dans ce grand désert.

Ecriture
16.03.2008

Aujourd’hui ma main a retrouvé le plaisir de noircir ces pages, loin des angoisses de ma mémoire, elle façonne sans doute mon futur.

…Sous ma plume, la description d’une journée pleine de routine, je tente de trouver un fait saillant qui briserait cette répétition mécanique.

Nostalgie
15.02.2008

Légèreté de l’acte, sans la sanction d’une révision critique… j’écrivais ce journal sans la moindre arrière pensée, sans préjuger des conséquences.

…J’ai la nostalgie de ces instants furtifs qui resurgissent au détour d’un paragraphe, sous une rature, dans les blancs qui rythment le texte.

Escapade
14.02.2008

Je me revoie lire ce livre, amusée de l’ironie de l’auteur sur cette quête de la thérapie ultime par un malade imaginaire des temps modernes.

…Le roman relate sous la forme d’un journal les affres d’un scénariste quelque peu connu, obnubilé par sa création, désagréablement prisonnier de sa routine, nombriliste, lorsque sa santé, son travail puis pour finir son mariage sont remis en question.

Frustration
31.01.2008

Un vendredi, en juillet, d’après le reste du récit, c’était le début ou presque des vacances. Mes vacances sont en général découpées en quatre phases chacune intense à sa façon : l’attente – le jour du départ est mystérieusement pourvu de 30 heures; la découverte – premières impressions, richesses, trésors que je tente de récupérer dans mes carnets; la tranquillité – la nouveauté apprivoisée la nonchalance s’installe, les siestes sont de rigueur; et enfin le blues – adieux déjà, retour à la vague monotonie des non vacances.

Folie
30.01.2008

Je relis avec une angoisse sourde les plus anciens, épiant, redoutant la phrase assassine qui ne manquera pas de n’évoquer aucun souvenir.

…Cette folie que l’on soignait par un isolement forcé, substitut bâtard à l’évasion dans le désert.

Obsession
29.01.2008

J’ai l’impression que mon existence m’a été volée et subitement l’effort de la noter minutieusement chaque jour est totalement vain.

A quoi bon ces centaines de carnet noircis depuis des années, pleins de joli mots, de fragments de ma vie, si au final elle n’est pas là.

Un début
28.01.2008

Je ne sais pas s’il y a réellement eu un événement décisif ou si finalement ce n’est qu’un ensemble de débuts qui combinés ont provoqué ces lignes.

…Le hasard sûrement, mais plus probablement ce souvenir de terre humide, de vent et de sel qui fait un écho approprié à mon humeur du jour…